La première journée « sans immigrés »…
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La pluie n’a pas dissuadé un millier de manifestants de défiler lundi à Rome dans le cadre de la journée sans immigrés, «24 heures sans nous». A Bologne, Parme, Naples ou Milan, ils étaient au total près de 300 000, immigrés, clandestins, citoyens italiens, militants des partis de gauche, syndicalistes, tous opposés à la politique d’immigration du gouvernement, à la loi Bossi-Fini et son projet de permis de séjour à points. A Rome, sur la scène installée sur la place Vittorio Emmanuele colorée de jaune, couleur du mouvement, musique et témoignages se sont alternés pour évoquer la discrimination, le racisme des institutions, le travail difficile, le quotidien pour les 3,89 millions d’étrangers résidant en Italie. L’arrivée du cortège des manifestants parti de la Porta Maggiore, marque un temps fort. Sur les pancartes, se dresse les mains de «Non toccare il mio amico», touche pas à mon pote et «San papier», une sorte de saint noir, protecteur des migrants. En tête, les ouvriers venus de la ville calabraise de Rosarno où de violents affrontements ont eu lieu entre la population et des immigrés africains le 9 janvier dernier scandent «nous sommes tous des clandestins». «Berlusconi, tu arrives trop tard, l’Italie est déjà un pays métisse, multiculturel, africain, oriental».


(Photo: Peggy Picot)

(Photo: Peggy Picot)

(Photo: Peggy Picot)

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