COLLABORATIONS

 

Reporter free-lance/correspondante basée à Rome (Italie)


  1. -Depuis avril 2010 Rue 89 

Rédaction d’articles et réalisation de reportages sur l’actualité italienne

Blog « Basta cosi ! » http://www.rue89.com/basta-cosi


France télévisions


- Septembre 2006-juin 2009 « Chez F-O.G », France 5 : rédactrice en chef adjointe de l’émission

Talk-show politico-culturel hebdomadaire, présentation Franz-Olivier Giesbert, production MMM/Futur TV

 

- Septembre 2003-juin 2006 « Culture et dépendances », France 3 : conseillère littéraire

Emission littéraire bi-mensuelle, présentation Franz-Olivier Giesbert, production Futur TV

 

  1. -Dans la collection « Empreintes » « Valéry Giscard d’Estaing, la France au fond des yeux » (diffusion 20/02/08) et « Elie Wiesel, messager de la mémoire » (diffusion 23/01/09) production France5/Futur TV : chargée de la documentation et de la rédaction des entretiens

  

Presse web 


- Janvier 2007-mai 2008, www.goosto.fr (Plaisirs de la cuisine) divers dossiers sur l’Italie avec recettes et photographies

- Janvier 2007-mai 2007, www.zdnet.fr  (Business et technologies) série d’articles sur les élections présidentielles

 

PUBLICATIONS


Rome (2008-2009) éditions Gallimard, collection Géoguide 

Pays basque (2009-2010) éditions Gallimard, collection Géoguide 


Lire un extrait du guide Rome sur GEO.fr : http://www.geo.fr/voyages/guides-de-voyage/europe/italie/italie-du-centre/rome



UNE JOURNALISTE DEROUTEE


Je n’ai jamais oublié l’ouvrage de Nigel Barley Un anthropologue en déroute, découvert un peu par hasard, dans une liste bibliographique lorsque j’étais étudiante. Avec cet irrésistible humour anglais - qui pourrait presque vous convaincre de tartiner vos toasts de l’infâme sauce brunâtre Marmite au petit-déjeuner - il expliquait comment il avait quitté son poste confortable d’armchair anthropologist (anthropologue de bureau) au British Museum pour se confronter au terrain, avec une première mission en Afrique. L’anthropologue et le journaliste sont des créatures qui se ressemblent, chacun relève à sa manière de « l’observation participante ». Voyageurs, curieux, animés par l’envie de comprendre, ils ne s’apprécient pourtant pas vraiment. Mais il est vrai que la science et les médias n’appartiennent pas exactement au même univers. Pendant 6 ans, j’ai travaillé pour la télévision, à la rédaction d’émissions culturelles et politiques pour le service public. Et puis un jour, comme l’anthropologue anglais, j’ai eu envie de sortir de mon bureau pour me frotter au réel. Etre sur le terrain, ici, là, ailleurs, pas forcément loin et témoigner de ce que j’ai vu, ce jour-là.


POURQUOI L’ITALIE


Mon nom n’en porte pas la trace mais mes origines s’y trouvent enracinées. Cette part d’Italie, une moitié de moi complexe et grave, me rend sensible à cette péninsule drôlement bottée. Depuis plusieurs années, j’y vis par intermittence, pour saisir les complexités de la société transalpine, ses crises, ses paradoxes, son système politique, ses représentants si médiatiques, ses goûts, ses dégoûts. Elle cristallise si bien les problématiques identitaires nées de la construction européenne, de la mondialisation, des flux migratoires.


ET LA PHOTOGRAPHIE


Parfois, on dit que photographier = capturer. Pour moi, ce serait plutôt apprivoiser. La lumière idéale qui ne dure pas, le regard d’un sujet qui ne vous connait pas, cet animal qui vous craint, un moment fragile qui s’échappe déjà. J’ai besoin de la photographie parce qu’elle me permet d’exprimer ce que l’écriture ne dit pas, dévoiler ces interstices où les mots ne peuvent aller. Parce que je l’aime simple, pudique et respectueuse, qui ne vole pas une image mais saisit un instant, elle repousse les limites du sensible et me conduit toujours un peu plus loin, au-delà des apparences.

Carte de presse n°110756